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L’image de la mort aux XIVe et XVe siècles

L’image de la mort aux XIVe et XVe siècles

Au Moyen Âge, la mort faisait partie de la vie quotidienne. Toute maladie pour nous aujourd’hui bénigne ou aisément maîtrisée, comme un refroidissement, une appendicite, était, à l’époque synonyme de mort. La mortalité des femmes lors des accouchements, la mortalité infantile à la naissance et les premiers mois de la vie atteignent des taux élevés; coqueluche, rubéole et autres maladies infantiles font des ravages.

Nicolas Versoris, un bourgeois vivant à Paris dans la première moitié du XVIe siècle a tenu, de 1519 à 1530, un «Journal» relatant au jour le jour les événements de toutes natures, privés et publics[1] . Nous apprenons ainsi que sa première épouse mourut de la peste; d’un second mariage, il eut en sept années et demie, entre le 13 janvier 1523 et le 31 août 1530, sept enfants dont trois décédèrent à la naissance. Une mauvaise récolte, les pillages, les assauts des bandes de brigands, étaient synonymes de famine et de mort. Il était exceptionnel pour un individu d’atteindre un âge avancé de soixante ans et davantage. Cette situation quotidienne et «normale» était évidemment considérablement aggravée lorsque survenait une épidémie comme la peste noire et que celleci était encore alourdie par une guerre comme le conflit entre les dynasties des Plantagenets et des Valois, qui débuta en 1337 et prit fin environ cent ans plus tard. La littérature et l’iconographie attestent cette présence pesante et quotidienne de la mort dans la vie. L’écuyer et poète breton de langue française Jean Meschinot (vers 1420-1491), contemporain de François Villon, a parfaitement exprimé la désespérance du paysan «dont le vivre est très court».

«Misérable et très dolente vie!

La guerre avons, mortalité, famine

Le froid, le chaud, la nuit nous mine;

Puces, cirons[2] et tant d’autres vermines

Nous guerroient.

Bref, misère domine

Noz meschans corps dont le vivre est très court[3] »

Ce sont naturellement les pauvres qui étaient les plus atteints par la peste. Nicolas Versoris le dit dans son Journal. Au mois d’août 1522, la Ville de Paris fut frappée par une épidémie de peste. «En ostel Dieu de la Ville[4] , trépassèrent plus de douze vingts[5] personnes en trois jours. Au cimetière des Saincts Innocenz, pour ung jour furent enterrés plus de quarante… L’on disoit que principalement la mort s’estoit tournée vers les pauvres en manière que des crocheteurs (des portefaix), qui, avant le malheur estoient à Paris en grand nombre, ne demourèrent que bien peu, quoi que auparavant ils fussent en nombre estimez à sept ou huyt cens. Au quartier des Petiz Champs, tout le pays fust nestoyé des pauvres gens qui auparavant y habitoient en grand nombre[6]».


Le cimetière des Innocents*

«Là est un cimetière moult grant, enclos de maisons, appelées charniers là où les os des morts sont entassés. Illec (là-bas) sont peintures notables de la dance macabre et autres avec escriptures pour esmouvoir les gens en dévotion» (Guillebert de Mets, (XVe siècle), Description de Paris (1434). (Fig. 1)

Figure 1. Le cimetière des Saints Innocents à Paris vers 1550. Gravure de Fedor Hoffbauer (1839-1922).

Créé à l’époque mérovingienne, comme l’attestent des fouilles archéologiques, il était la plus vieille et la plus grande nécropole de Paris. Il était situé dans le Quartier des Halles (aujourd’hui Place Joachim du Bellay). On y enterrait dans des fosses communes les morts des paroisses voisines, les victimes des épidémies et les noyés de la Seine. Les bourgeois avaient des sépultures individuelles, parfois avec cercueils. Aux XIVe -XVe siècles, l’augmentation de la population amena les autorités à construire, adossées au mur d’enceinte, des arcades et une galerie sur

Figure 2. Cimetière des Saints Innocents. Les charniers. Gravure de Charles Louis Bernier (1786).

laquelle reposaient des charniers (ossuaires) où étaient recueillis les ossements retirés de ces fosses une fois remplies d’inhumations (Fig. 2).

Les murs des galeries étaient couverts d’épitaphes, de peintures dont une Danse macabre datée de 1424.

Figure 3. Statue de la Mort du cimetière des
Innocents. Musée du Louvre. XVIe
siècle.

C’est dans cette galerie que se trouvait une statuette en albâtre représentant la Mort sous forme d’un squelette, aujourd’hui conservée au Musée du Louvre (Fig. 3).

Le cimetière des Innocents fut fermé définitivement en 1786 pour des raisons de salubrité et d’hygiène et les ossuaires rasés. La fresque, qui était sur le côté sud, disparut mais on en a conservé quelques dessins sur papier datant de la fin du XVIIIe siècle. On évalue qu’il y eut, depuis sa création, environ deux millions d’inhumations dans le cimetière. Certains prétendent que Jean de La Fontaine, aujourd’hui au père Lachaise, fut enterré au cimetière des Innocents en 1695. Un ossuaire semblable a survécu un temps, à Rouen, l’aître** Saint Macloud à Notre-Dame. Il remonte à la peste noire de 1348 et fut fermé en 1781.

* <fr.wikipedia.org/wiki/Cimetiere_des_Innocents> et article de Philippe LANDRU, Cimetière des Innocents disparu (6 janvier 2012), <www.landrucimetieres.fr/spip/spip.php?article275#header, consulté le 26 mars 2020).

** Aître (du latin atrium, parvis dans la villa romaine) désignait un enclos de couvent, un cloître, un cimetière entourant une église.


Les danses macabres[7]

L’angoisse et la crainte de la mort étaient plus clairement et plus explicitement racontées à la classe populaire par l’iconographie. Un thème fréquent, à partir du XVe siècle, fut la Danse macabre, dont l’archétype a été la fresque peinte sur les murs du charnier du Cimetière des Innocents à Paris (1424). L’imprimerie inventée par Gutenberg en 1454 contribuera à la diffusion du thème en France, puis dans toute l’Europe.

Le thème de la Danse macabre, qui a inspiré de nombreux auteurs souvent anonymes, est, semble-t-il, l’aboutissement iconographique d’un sujet évoqué en littérature depuis le XIIe siècle: la Mort, sous forme allégorique, est inattendue et inévitable; elle entraîne dans une ronde des personnages de toutes conditions, pape, roi, notables, bourgeois, hommes d’église, enfants et paysans. La mort est égale pour tous. En même temps qu’elle remet tout en ordre, la Mort condamne les puissants, leur orgueil, leurs débordements, la vie de cour, la soif des honneurs. Avant de devenir un thème iconographique, la Mort fut un sujet littéraire. Ci-dessous quelques vers de Hélinand de Froidmont composés vers 1194-1197, que le poète adresse à ses amis afin de les inciter à quitter le monde, à se retirer, comme lui, dans un monastère.

Mort, qui en tous lieux tiens tes rentes

Qui as sur tous marchés tes ventes,

Qui les riches sais dépouiller,

Qui les hauts placés précipites en descente,

Qui les plus puissants mets en pente,

Qui sais bouleverser les honneurs,

Qui aux plus forts causes des sueurs,

Qui les plus braves fais trembler,

Qui cherches les voies les sentes

Où l’on peut s’embourber:

Je veux mes amis saluer

De ta part, qu’ils s’épouvantent [8]

Les représentations de Danses macabres, au nombre d’une dizaine en France, datent surtout de la fin du Moyen Age; elles trahissent un sentiment d’angoisse face à la Mort. Une représentation célèbre, bien qu’inachevée[9] de cette sarabande, est la fresque (peinture sur enduit humide a fresco), datée du dernier quart du XVe siècle, de l’abbaye bénédictine de la Chaise-Dieu (Haute-Loire), en Auvergne. On voit une série de couples dont un des partenaires est toujours un squelette entrainant contre son gré dans la mort un vivant.[10]

La Danse macabre de La Ferté Loupière

La Danse macabre de La Ferté Loupière dans l’Yonne, plus complète, est datée de la fin du XVe siècle. La peinture s’étend sur une longueur de vingt-cinq mètres et présente 42 personnages dont 19 couples de « mort-vif ». Il ne s’agit pas d’une fresque mais d’une peinture réalisée sur un enduit sec (a secco), recouverte ultérieurement d’un badigeon par le pape qui avait été choqué du fait que la peinture mettait sur un pied d’égalité, face à la mort, les ecclésiastiques (y compris le pape) et les gens du peuple.

La peinture s’ouvre sur la gauche par un prologue, la représentation d’un poème narratif datant du XIIe siècle, « Le Dit des trois morts et des trois vifs », dont il sera question plus tard.

La lecture de la Danse macabre se fait de gauche à droite. Les personnages, tous masculins, sont présentés selon un ordre de préséance qui tient compte de leur hiérarchie sociale. Chacun est accompagné d’un Trépassé, figuré sous forme d’un squelette indiquant que sa vie sur terre est terminée. En tête de la peinture murale, est figuré l’auteur, assis devant un chevalet. Il précède trois transis musiciens (Fig. 4) et les 19 couples. En tête de ceux-ci, le pape, portant la tiare, est suivi par l’empereur, par le cardinal vêtu de sa robe pourpre et d’un roi tenant son sceptre (Fig. 5); viennent ensuite, pour compléter cette liste de hauts dignitaires, le légat du pape, les mains jointes, un duc reconnaissable à sa toque à plume, le patriarche[11] et son attribut la croix à double branche, l’archevêque, richement vêtu, portant une croix simple, un connétable précédant un évêque mitré.

Le second volet du cortège comprend essentiellement des gens de condition plus modeste: un amoureux, un ménestrel qui détruit sa vielle, un curé (Fig. 6), le laboureur qui porte une bêche sur l’épaule, un cordelier affligé que la Mort réconforte, un enfant assis dans son berceau, un clerc à l’air accablé et, fermant la marche, un ermite égrenant son chapelet.

Figure 4. Les trois transis musiciens et le pape. Le premier transi joue de la cornemuse, le second tient un orgue portatif, le troisième une harpe.
Figure 5. L’empereur, le cardinal, le roi, le légat, le duc et le patriarche.
Figure 6. Le curé, le laboureur, le cordelier, l’enfant et le clerc.

 

Un dialogue entre la Mort et le Vif

Dans l’édition papier datant du XVIIIe siècle de Nicolas Le Rouge, les scènes sont assorties de dialogues sous forme de poème, entre la Mort et le Vif. Tous ceux que la Mort emporte, manifestent leur surprise, voudraient retarder le moment de partir; le pape prétend être exempt de mourir; «J’ai bien sujet de m’ébahir», dit le Cardinal, «O Mort vous pouvez me laisser, cherchez quelque autre personne» interpelle le Roi. Le duc est disposé à prendre les armes et à lutter, tandis que le patriarche veut racheter «le moment qu’il faut que je meure»; l’archevêque déclare sa tristesse à quitter ses biens et «le palais que j’ay fait bâtir». Il en est de même des gens du peuple, à divers titres, ils auraient souhaité retarder la venue de la mort; une voix est discordante, celle du laboureur qui déclare «j’ai souhaité la mort souvent» mais qui ajoute toutefois «et pourtant je l’appréhende». Tous cependant se résignent et acceptent, même si c’est à contrecœur, car ils savent que la mort est inéluctable, cruelle et intransigeante. Elle se montre plus douce dans ses propos avec l’enfant qu’elle prend par la main pour le conduire dans l’au-delà.

[La Mort]

Petit n’a guère né

Sans pitié de ton innocence

Au tombeau tu seras mené.

Quoyque tu fasses résistance

Puisque du jour de la naissance

A la mort chacun doit s’offrir.

Plus tôt que plus tard cette danse

Petit drôle, il te faut souffrir.

[Réponse du petit enfant]

A peine, hélas! puis-je parler

A peine ai-je goûté la vie,

Qu’il faut du monde s’en aller

Avec la mort mon ennemie.

Mais hélas!

Si c’est son vouloir

Que peut contre elle, ma faiblesse.

J’aime beaucoup mieux aller voir

Qu’encore enfant, qu’en ma vieillesse.

La légende des «Trois Morts et des trois Vifs»

En guise de prologue à la Danse macabre de La Ferté Loupière, est représentée la légende des «Trois Morts et des trois Vifs» (fig.7). Trois transis couverts d’un linceul, le premier armé d’une lance et d’une faux, rencontrent trois cavaliers dans un cimetière qui a été béni comme l’indique la croix.

Figure 7. Le «Dit des trois Morts et des trois Vifs». On retrouve la même association du Dit des trois morts et des trois vifs avec la représentation d’une Danse macabre à Meslay-le-Grenet dans l’église Saint-Oriens (Eure et Loire).

 

La confrontation est soudaine, inattendue et effrayante: le cheval du premier cavalier se cabre tandis que le troisième opère un demi-tour. Les trois jeunes gens, richement parés, ont été surpris au cours d’une partie de chasse; dans le champ ont été représentés deux faucons tandis que des chiens marquent leur frayeur par des aboiements. La peinture exprime, comme la Danse macabre, le côté inéluctable et inattendu de la Mort. Les trois transis préfigurent ce que les jeunes gens, pleins de vie, deviendront («d’avance mirez-vous en nous»). Cette légende, qui eut un grand succès aux XIIIe , XIVe et XVe siècles, est connue en littérature un siècle avant la Danse macabre par le poème de Baudouin de Condé[12] dont il existe plusieurs versions et imitations. Il devint ensuite un thème iconographique sous forme de peintures, de miniatures et d’enluminures en France et en Europe.

Voici quelques vers extraits de ce poème[13].

«Vous serez tels (que nous sommes) et tels que vous êtes maintenant, nous fûmes jadis, chante Baudouin de Condé. Egalement beaux et de même prix, mais la mort nous a enlevé ce bien qu’on n’acquiert pas avec de l’argent: la chair, la peau et les nerfs (v. 71-76)… Oui vraiment, je le dis à vos jouvenceaux comme à des hommes jeunes sur lesquels l’orgueil a pouvoir communément (v. 85-87) … Vraiment tous et toutes, de tous les coins du monde, paient à la mort le tribut de leur corps; ainsi les vers ne manquent pas de quoi se repaître sur la chair de plusieurs. Ah! Mort mauvaise, mort pénible, mort amère, mort traitresse par la morsure (v. 91-98). »

Au XIVe siècle, des danses macabres moralisatrices

Avant la fin du XIIIe siècle, la mort n’est guère représentée sous forme de squelettes ou de cadavres. Elle est revêtue d’une certaine pudeur. Mais au XIVe siècle, sous l’effet conjugué de la pandémie de peste et des guerres, s’oppose une autre conception de la mort qui la dépeint dans tout ce qu’elle a d’horrible. Les cadavres décharnés deviennent des thèmes à la fois littéraires et artistiques. On réunit des personnages vivants et des squelettes afin de montrer la fragilité de l’existence et de condamner la démesure, l’orgueil, la fatuité. Les Danses macabres, les Dits ont un caractère moralisateur vis-à-vis des fidèles qui assistent aux offices religieux; le ton est celui d’une prédication [14]. Ces thèmes ne sont pas présents dans nos régions qui, pourtant n’ont pas été épargnées par les épidémies et les guerres.

Figure 8. Bruegel l’Ancien. Le Triomphe de la Mort. Madrid. Musée du Prado.

 

«À Bruges et à Ypres, le nombre de morts par semaine (15 et 16 en temps normal) atteint respectivement 150 et 190 au plus mauvais moment. Au total, du 1er mai au 30 octobre 1316, près de 2000 morts à Bruges et 2800 à Ypres… Les gens, les pauvres surtout meurent réellement de faim dans les rues… La situation est sans doute plus dramatique, à l’intérieur dans le Brabant, moins riche et moins bien ravitaillé par le grand commerce »[15] (Fig. 8). Avec la Renaissance, qui apparait en Italie du Nord dès le XIVe siècle, la Mort est toujours présente dans l’art, elle devient la Faucheuse, mais le ton change. L’artiste exploite d’autres thèmes, la mélancolie, l’émotion, la beauté de la nature.

Pol Defosse, historien


[1] Journal d’un bourgeois de Paris sous François Ier, Union générale d’’EDITIONS, 1963, p. 38 (coll. 10/18, n° 69)

[2] Ciron ou acarien de la farine dont il se nourrit.

[3] Les lunettes des princes, www.moyenagepassion.com/index/php/2017/09/12/la-poesie-medievale-politique-etsatirique-de-jean-mesqinot-poete/ Consulté le 25 mars 2020.

[4] Ostel Dieu (Hôtel Dieu): hôpital (du latin hospes qui donne l’hospitalité). Voir l’Hôtel Dieu Notre Dame à la Rose de Lessines dans le Hainaut ou Hostel Dieu de Beaune en France

[5] Système vigésimal de numération utilisant la base vingt qui sera supplanté par le système décimal utilisant la base dix. On a conservé des vestiges du système vigésimal (quatre-vingts). En France, soixante-dix est un mélange des deux systèmes. Numération jusqu’à cent sur la base vingt: 10-20-20.10-2.20-2.20.10-3.20-3.20.10- 4.20-4.20.10-5.20. Douze vingts vaut 240.

[6] Journal d’un bourgeois de Paris, p. 39.

[7] L’étymologie de l’adjectif «macabre» n’est pas clairement établie. Le mot viendrait d’un nom propre Macabré mentionné en 1376 ou du syrien «macabrey», «fossoyeur» (LE ROBERT, s.v. Macabre).

[8] HELINAND de FROIDMONT (1160-1230), Les Vers de la Mort (écrit en français et non en latin). Hélinand était d’origine nobiliaire. Poète et trouvère, il vivait à la Cour du Roi de France Philippe Auguste et fréquentait les grands de ce monde. Touché par la grâce, il se retira dans le monastère cistercien de Froidmont (Diocèse de Beauvais). < site-catholique.fr/index.php?post/ Priere-des-vers-de-la-Mort-d-Helinand-deFroidmont >- Jacques DARRAS, Du cloître à la place publique. Les poètes médiévaux du Nord de la France, XIIe -XIIIe siècles, Gallimard, 2017 (Coll. Poésie).

[9] Comme de coutume dans les scènes de Danses macabres, des dialogues entre la mort et le vivant étaient prévus mais à la Chaise-Dieu, ils n’ont pas été gravés.

[10] Une autre Danse macabre mérite d’être signalée, celle de Meslay-le-Grenet (Eure et Loire) au Sud de Chartre. Elle fut découverte en 1854 sous un badigeon ce qui explique son excellent état de conservation. Elle représente vingt couples avec sous chacun d’eux, en vieux français, un texte édifiant

[11] Le patriarche titre honorifiques donné à un évêque ayant autorité sur des évêchés de moindre importance.

[12] Baudouin de Condé était un ménestrel et poète vivant à la cour de Marguerite II, comtesse de Flandre (1244-1280). Les poèmes de Benoit de Condé ont été édités et commentés par Stefan GLIXELLI, Les cinq poèmes des Trois morts et des trois vifs, Paris 1914.

[13] <gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4072b/f86>. Consulté le 4 avril 2020

[14] Danièle A. BIDON, La mort au moyen âge ( XIIIe – XIVe siècle), Paris, Hachette, 1992, 251 p. ( coll. La vie quotidienne).

[15] J. HEERS, L’occident aux XIVe et XVe siècles. Aspects économiques et sociaux, PUF 1966, p. 94 (Coll. Nouvelle Clio, n° 23).

Illustration de haut de page: H. HOLBEIN Gravure sur bois (XVIe s.)