Cohésion sociale et enseignement du français langue étrangère (FLE), c’est-à-dire du français pour les personnes allophones à Bruxelles, ces deux éléments sont indissociables. L’enseignement de la langue va de pair avec des activités diverses, impliquant tant des outils de la vie quotidienne et administrative que des découvertes culturelles. L’idée est que la langue n’est pas un savoir abstrait mais une pratique sociale, et qu’on n’apprend pas le français pour visiter un musée ou inscrire ses enfants à l’école, mais en le faisant.
Cette notion imprègne le dispositif décrétal de la cohésion sociale, présenté dans l’article d’ouverture du dossier, mais aussi le travail des formateur·ices FLE au sein de la Ligue de l’Enseignement et de l’Éducation permanente. Nous avons ainsi suivi Pauline Laurent et deux de ses apprenantes dans les classes et activités qui dépassent largement l’apprentissage de la grammaire, pour se faire lieu de décodage du social par la pratique de la langue.
Ensuite, la rubrique « Formation » revient sur la question de l’orientation, traitée dans le dossier du numéro précédent (Éduquer 198 – février 2026). Nous y présentons le travail d’un formateur de la Ligue, Alain Merzer, qui propose un nouveau module de formation sur le thème de l’orientation. L’objectif : non pas aider à effectuer un choix déterminant une seule fois, mais rendre capable de poser la multitude de décisions qu’implique aujourd’hui l’orientation au cours d’une vie. Avec l’idée que former les professionnel·les de terrain permettra de faire bénéficier de ces ressources les publics les plus fragilisés.
L’actualité aborde un sujet non sans lien avec l’orientation : la réforme de la finançabilité dans l’enseignement supérieur, qui durcit les conditions de réinscription en cas d’échec, et pose les questions de l’égalité et des conditions d’études.
La rubrique « Sciences » propose une rencontre avec le docteur Michel Ouchinsky, médecin du sport. À travers les évolutions de son métier, il éclaire la pratique de la médecine comme un art, une pratique subtile et humaine qui ne peut se réduire à l’imagerie.
Enfin, nous avons le plaisir de vous présenter Jacques Martel, le nouveau directeur de la Ligue. Dans un entretien, il expose son amour de l’éducation, sa conviction dans son pouvoir émancipateur, ses projets pour la Ligue, avec un enthousiasme qui laisse deviner sa personnalité. Bienvenue Jacques !
Avant de vous laisser à la lecture, nous nous permettons d’attirer votre attention sur notre enquête sur la revue Éduquer. Pour mener une réflexion sur la revue, nous souhaitons mieux vous connaître, ainsi que vos intérêts. Pourriez-vous prendre un moment pour remplir ce petit questionnaire ? Déjà tous nos remerciements !
Très bonne découverte de ce numéro.
