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Qualité de l’air : une affaire de tous

Qualité de l’air : une affaire de tous
Risques d’asthme, allergies, infections pulmonaires, cancers… Autant de conséquences accrues par des quantités trop importantes de CO2, de dioxyde d’Azote (NO2) et autres particules fines telles que le Black Carbon, un indicateur de la combustion automobile bien trop présent. Des valeurs limites existent et en ce qui concerne le NO2, les concentrations mesurées sont excessives partout en Belgique mais plus encore en Wallonie et à Bruxelles. En cause principalement : le trafic routier, responsable de 47 % des émissions de NO2. Les enfants sont encore davantage « personnes à risques » car leurs corps sont en pleine croissance et donc, plus vulnérables aux agressions. L’ONG Greenpeace vient de sortir une étude réalisée auprès de 222 écoles belges.

Protéger les enfants

La qualité de l’air extérieur apparaît comme préoccupante ou mauvaise dans 61% des écoles participantes, et la concentration est trop élevée dans plus de la moitié des cours de récréation. Dans neuf établissements, c’est la qualité de l’air dans les classes qui est carrément inquiétante.

Plusieurs réactions se sont faites entendre. La secrétaire politique de la Ligue des familles, Delphine Chabbert, demande que « les normes de l’air soient plus contraignantes, comme celles recommandées par l’OMS qui sont plus raisonnables qu’au niveau européen. ». Le groupe Ecolo à la Fédération Wallonie-Bruxelles a également réagi suite à cette sortie de Greenpeace : « S’il est indispensable de disposer de données harmonisées sur le sujet, comme vient de le reconnaître le Conseil supérieur de la Santé, il est plus que temps d’agir ! » commente Barbara Trachte, cheffe de groupe. « Les expériences pilote, ça suffit. Et se contenter de recommander, comme l’a fait alors le Ministre wallon, d’aérer régulièrement, est très insuffisant. Surtout lorsqu’on apprend de l’étude de Greenpeace que la qualité de l’air extérieur des écoles est préoccupante ou mauvaise dans 61 % des cas », poursuit Barbara Trachte.

Sensibiliser les citoyens, certes

De son côté, la Fédération Wallonie-Bruxelles organise depuis trois ans un défi de mobilité pour les écoles afin de sensibiliser les enfants, les parents et les enseignants.

D’ailleurs, il est toujours temps pour elles de s’y inscrire. Plus d’informations : www.emileleserpentmobile.be

C’est fun et révélateur mais ce n’est pas suffisant.

Pour y remédier, deux champs d’action concrets : les kilomètres que l’on décide de parcourir en voiture et le chauffage des bâtiments. Comme le rappelle Bruxelles Environnement, « Améliorer la qualité de l’air passe par une mobilisation tant des pouvoirs publics que des citoyens appelés à modifier les habitudes de mobilité et de consommation d’énergie notamment ». En termes de mobilisation citoyenne ces temps-ci, beaucoup de choses bougent. Pas mal de citoyen.ne.s décident de laisser au garage la voiture au profit du vélo ou des transports en commun. D’autres devront très bientôt se séparer de leur véhicule diesel, révélé extrêmement nocif. De nombreux nouveaux véhicules connaissent un franc succès : vélo électrique, trottinette électrique, hoverboard, moto et voiture électriques…

Recommandations aux pouvoirs publics

Du coté des pouvoirs publics, un signe clair doit également être donné, non seulement pour sensibiliser celles et ceux qui ne le sont pas encore mais aussi, pour les motiver. Concrètement cela peut se traduire de diverses manières. Pour les autorités communales, de belles mesures à prôner en vue des élections pourraient être : la piétonisation des « rues scolaires », l’aménagement de pistes cyclables, la limitation de la vitesse de conduite à 20 km/h aux alentours des écoles ? Au régional, la gratuité des transports en commun, davantage de pistes cyclables sur les voiries régionales.

Moyennant un support de la part de leur pouvoir subsidiant, les écoles pourraient envisager de :

  • Investir dans l’« école verte » avec des plantations, des rangées d’arbres… ;
  • Interdire le stationnement devant l’entrée ;
  • Créer des emplacements dédiés aux deux-roues ;
  • Ventiler les salles de classe au bon moment, hors heures de pointe et toutes les heures.

 

Maud Baccichet, secteur communication

 

Plus d’informations :

Campagne Greenpeace :

www.monairmonecole.be

 

Bruxelles Environnement – IBGE :

http://www.environnement.brussels/thematiques/air-climat/qualite-de-lair

 

Région Wallonne – ISSeP :

http://193.190.182.213/WebAirQuality/Accueil.aspx