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Pilotage : Le MR redit « non »

Pilotage : Le MR redit « non »
Le 12 novembre 2018 déjà, le MR disait « non ». Ce lundi 28 janvier, le MR redit « non » à la scission du pouvoir organisateur et régulateur de l’enseignement officiel en FWB. Qu’est-ce qui a changé ? Quelles sont les conséquences de ce double « non » ?

En vue des élections prochaines, les membres du Conseil du MR se sont réunis le lundi 28 janvier, pour fixer leurs objectifs en matière d’enseignement. Un des points à l’ordre du jour était de se (re)positionner par rapport à la proposition de décret PS et cdH visant à ouvrir la voie à une refonte du réseau d’enseignement dit officiel. Pour rappel, actuellement le réseau Wallonie-Bruxelles-Enseignement est à la fois organisé et régulé par la ministre de l’Enseignement Marie-Martine Schyns, ce qui complique et politise ce réseau.

Ce lundi, le MR a donc exprimé encore son mécontentement face au projet de scission du pouvoir organisateur et régulateur de la Fédération Wallonie-Bruxelles tel que proposé par la majorité. Selon Olivier Chastel, le président des libéraux, le système présenté reste « trop lourd et trop politisé ». Or, pour être adoptée, la proposition doit être soutenue par une majorité des deux tiers. Les groupes Ecolo et Défi ont déjà signifier qu’ils choisiraient la voie des amendements en commission. La majorité ne peut donc compter sur eux. Restait juste le MR. Il semblerait qu’il faille (ou pas) faire sans et surtout attendre les élections pour faire émerger de nouvelles renégociations.

Les écoles dans le flou

Pour le moment, les décideurs politiques laissent ce réseau d’enseignement dans une sorte d’entre-deux et de flou peu souhaitable pour le personnel et les établissements scolaires concernés. En effet, ce refus a d’importantes conséquences pour la mise en œuvre de mesures liées au Pacte d’Excellence. Il s’agit, en particulier, de l’application des Contrats d’objectifs et du rôle des Délégués aux Contrats d’Objectifs, dans le cadre de la réorganisation du pilotage de l’enseignement. Contrats pour lesquels les écoles ont déjà commencé la rédaction…

La Ligue considère qu’une réforme de cette importance doit faire l’objet d’un large accord politique qui engage les partis politiques au-delà d’une majorité politique de circonstance. Nous observons qu’un certain consensus existe auprès de l’ensemble des partis politiques au sujet du principe de la scission mais que ce sont les avis sur les formes à adopter qui divergent.

Il s’agit bien de décider de l’avenir de l’enseignement organisé par l’Etat. Imagine-t-on vraiment une société démocratique dépourvue des garanties légales qu’une telle forme d’enseignement offre ?

Selon la ministre Marie-Martine Schyns, il est encore possible d’améliorer le texte et les négociations restent ouvertes. Le « non » du MR ouvre en tous cas la voie vers une renégociation de la réforme après les élections du mois de mai. Par ailleurs, il retarde à coup sûr la mise en place de certaines mesures de bonne gouvernance déjà votées et déjà en discussion dans les écoles.