Paul Robin (1837-1912) : Une vie engagée

 

Paul Robin est une figure emblématique de l’histoire de la pédagogie de la fin du XIXe siècle. Son influence en Belgique est peu évoquée[1]. Un ancien élève de Robin, Gabriel Giroud,  qui a laissé à propos de ce pédagogue une étude très complète, est une source essentielle pour connaître son projet pédagogique[2].

Paul Robin. Une vie mouvementée et engagée

robinIl voit le jour à Toulon le 3 avril 1837 dans une famille catholique et bourgeoise. Il fait de bonnes études aux lycées de Bordeaux et de Brest et, après  un bref séjour dans la marine, il entre en 1858 à l’Ecole normale supérieure. Diplômé en 1861, il enseigne les sciences physiques et naturelles aux lycées de la Roche-sur-Yon et de Brest.  Il se fait remarquer par son projet de créer un enseignement populaire supérieur et par l’organisation d’excursions  scolaires avec ses lycéens. Mais ne supportant plus le régime autoritaire de Napoléon III, il choisit, en 1865, de démissionner de son poste. On le retrouve la même année au « Congrès international des étudiants » tenu à Liège où il est question de l’enseignement. Robin participe aux débats et présente une communication. C’est à cette occasion qu’il fait la connaissance de César De Paepe, d’Hector Denis, de Guillaume De Greef, de Victor Arnould et d’Eugène Hins[3]. Il s’introduit ainsi dans les milieux progressistes, libres penseurs et libertaires de Bruxelles. Il se fixe d’ailleurs dans la capitale belge et vit en donnant des leçons privées. Parmi ses élèves, on cite Léo Errera, qui sera plus tard professeur à l’ULB[4].  Il devient membre de  la Ligue de l’Enseignement et du Conseil général belge de l’Association Internationale des Travailleurs (AIT). En 1868, il participe à Bruxelles à un congrès qui avait mis à l’ordre du jour de ses travaux la question de l’éducation intégrale qu’il définissait ainsi[5].  « Elle comprend et réunit les trois divisions ordinaires dites éducation physique, intellectuelle et morale ; elle s’applique à donner naissance et développement à toutes les facultés de l’enfant, lui faire aborder toutes les branches de l’activité humaine de manière à ne lui donner que des notions parfaitement justes. Mais après avoir donné à tous cette indispensable première base de réalités objectives, elle laisse à chacun le soin de continuer, d’achever son développement suivant les circonstances, les nécessités, l’initiative personnelle et de ne se rapprocher du savoir et de l’art complet que dans les branches desquelles dépend la satisfaction de ses besoins physiques et moraux ». C’est à cette époque que Robin fonde un journal d’enseignement populaire Le Soir. Entièrement dévoué à sa tâche d’enseignant, il donne des leçons publiques et gratuites de musique, de botanique, d’astronomie. Son intégration dans la vie politique et intellectuelle de Bruxelles est telle qu’il épouse civilement cette même année 1868, la fille du libre penseur bruxellois Delesalle[6]. L’année suivante, il se joint aux protestations de l’AIT contre les répressions sanglantes qui ont eu lieu en 1869 dans le Borinage et à Seraing à l’égard d’ouvriers mineurs en grève[7]. En tant que ressortissant français, il est, dès lors, expulsé par la justice belge malgré des recours auprès du ministre libéral Jules Bara; il se réfugie  à Genève où il s’initie à la peinture sur émail. Il fait alors la rencontre de Michel Bakounine, théoricien de l’anarchisme, avec lequel il va se lier d’amitié. En février 1870, il rentre à Paris où il est rapidement arrêté et emprisonné. La défaite de Sedan qui sonne le glas du second empire et l’avènement de la République, lui rendent la liberté. Il rejoint alors sa femme et ses enfants qui s’étaient réfugiés à Bruxelles. Mais l’arrêté d’expulsion étant toujours valable, il est emprisonné et reconduit à la frontière. Après un bref séjour à Brest, il rejoint Londres où il résidera une petite dizaine d’années. Entre-temps , il s’est séparé de son épouse.  A Londres, il retrouve un autre exilé de marque, Karl Marx. Mais rapidement les deux hommes ont des dissensions et la rupture est consommée. L’auteur du Capital  fait grief à Robin d’être trop proche de Michel Bakounine, qui défendait des idées de liberté et d’autonomie au sein de l’AIT. C’est au cours de son séjour londonien qu’il s’intéresse au mouvement néo-malthusien.  C’est alors que, en 1879, Ferdinand Buisson[8], Directeur de l’enseignement primaire, met une fin,  qui ne sera que provisoire, à ses errances en le nommant inspecteur primaire à Blois puis en lui confiant le 16 décembre  1880,  la direction de l’Orphelinat Prévost à Cempuis.

L’orphelinat de Cempuis

 

 

L’orphelinat de Cempuis
L’orphelinat de Cempuis

 

En 1875, un riche commerçant, Jean-Gabriel Prévost,  avait légué au Département de la Seine sa propriété de Cempuis. Elle comprenait des bâtiments entourés d’une propriété de plusieurs hectares situés aux confins de la Picardie (Oise) à environ 120 kilomètres de Paris. Prévost y  accueillait des personnes âgées et des orphelins.  Cempuis était à l’époque un petit village comptant plus ou moins deux cents habitants[9]. Dans son testament, le donateur avait spécifié  que l’on devait faire de «  Cempuis une institution essentiellement laïque destinée aux orphelins des deux sexes du département de la Seine ».  Il précisait « … que l’établissement [devait  toujours avoir] pour directeur et sous-directeur, instituteurs et institutrices, des laïques, afin que tous les enfants y soient recueillis d’une façon égale et sans esprit de secte[10]». La responsabilité qui lui était confiée, était pour P. Robin l’occasion rêvée de mettre en application les principes pédagogiques qu’il avait développés de manière théorique au cours de ses années tumultueuses qu’il avait publiés sous le titre L’éducation intégrale dans La Philosophie positive[11] .

Les liens avec la Belgique

Paul Robin a séjourné à Bruxelles comme nous l’avons vu de 1865 à 1869 ; il est expulsé après les grèves d’avril 1869 dans le Borinage[12].  Pendant ces années, il est devenu membre de la Ligue de l’enseignement qui, en 1875, inaugurera l’Ecole Modèle. Il est fort probable que Robin ait suivi cette expérience pédagogique, même s’il résidait à l’époque à Londres. En tout cas, nous savons de manière certaine que, dans les années 1890, il a entretenu avec Sluys, qui avait été  une figure importante de l’Ecole Modèle et qui était à l’époque Directeur de l’Ecole normale des instituteurs, des relations suivies. Plusieurs faits en témoignent.

Dans le but de répandre  à l’extérieur les principes pédagogiques mis en application à l’Orphelinat de Cempuis, Paul Robin et ses collaborateurs ont organisé des « Sessions normales de pédagogie pratique »  auxquelles participaient des instituteurs et des visiteurs étrangers. C’est au cours de la Session de 1890, qu’il est fait plusieurs fois allusion au projet de fonder « un orphelinat rationaliste en Belgique sur le plan de celui de Cempuis avec le programme de l’enseignement intégral et de la coéducation des sexes dans un esprit dégagé de toute idée mystique et de tout préjugé social [13]». Lors de la Session de 1891, le Directeur de l’Orphelinat Prévost citait un article d’Alexis Sluys sur L’instruction intégrale paru en 1890. L’article fut publié séparément sous la forme d’une brochure vendue au profit du futur orphelinat rationaliste belge[14]. Pendant les vacances d’été de 1891,  Sluys a participé à une excursion scolaire de seize jours avec les élèves de Cempuis ; à pied, ils ont rejoint Le Tréport en passant par Rouen, le Havre, Etretat, Fécamp, Saint-Valéry et Dieppe.  A. Sluys s’est fait l’écho de cette «longue marche » dans un article Les vrais vacances scolaires[15] ; dans ses Mémoires publiés en 1939, il décrit avec enthousiasme son séjour à Cempuis et conclut : « M. Robin a réalisé un institut pédagogique digne des plus grands éloges, une véritable modèle, comme à cette époque il n’en existait pas de meilleur, ni même comparable, ni en Belgique, ni en France[16]».  Cette même année 1891, pendant le mois d’août, Paul Robin et quelques collègues accompagnés de soixante-cinq élèves, parmi les plus âgés, effectuaient un  premier voyage en Belgique. Il sera suivi en 1893 d’un second séjour qui est abondamment commenté dans le rapport de la « Quatrième Session de pédagogie pratique »[17]. Lors de leur arrivée à Bruxelles, les visiteurs furent accueillis au son de la Marseillaise et au cri de « Vive la France » par une foule énorme de  « quinze à vingt mille  personnes[18]». Le cortège se dirigea vers la Maison du Peuple où les présidents de plusieurs sociétés progressistes prononcèrent des discours de circonstance. Parmi eux, figurait Alphonse Deluc «un des héros de la résistance au coup d’état de 1851 » qui a parlé au nom de la Libre pensée de Bruxelles et a rappelé une fois encore le projet de «fonder en Belgique un Orphelinat rationaliste semblable au vôtre ». Il faut se souvenir qu’A. Deluc, mathématicien, proscrit du Second Empire, fut le premier directeur de l’Orphelinat rationaliste de Forest  et le premier président de son conseil d’administration[19]. Les 12 et 13 août, les orphelins de Cempuis présentèrent dans le local de la Brasserie flamande[20]  et dans « le vaste préau de l’Ecole normale » une série de travaux, des démonstrations pédagogiques, des chants, des récitations, des jeux scéniques, des exercices gymnastiques  qui  étaient des manifestations du système d’éducation mis en place à l’Orphelinat Prévost. Des élèves de l’Ecole normale se joignirent à ceux de Cempuis pour chanter des chœurs notamment une Marseillaise de la Paix[21]. Le lendemain, après avoir visité les principaux monuments de Bruxelles, ce fut le départ pour Gand où l’accueil fut tout aussi enthousiaste. Une fois encore les adolescents de Cempuis firent la démonstration de leur savoir-faire. Parallèlement, pendant quatre journées, Robin et ses collaborateurs participèrent avec des instituteurs des écoles communales de Gand à un Congrès international qui était présidé par Aimé Bogaerts[22], figure de proue du socialisme gantois. Outre les nombreuses communications, l’Assemblée  décida la création d’une « Association internationale d’éducation » qui avait comme objectif de propager les idées et les méthodes de l’éducation intégrale. Aimé Bogaerts, Hector Denis, à ce moment recteur à l’ULB, A. Sluys faisaient partie du Comité provisoire[23]. L’originalité de cette rencontre résidait dans le fait que plusieurs exposés ont été accompagnés d’exercices pratiques exécutés par les élèves de Cempuis (par exemple, l’usage des ardoises dans les interrogations scolaires, des exercices de démonstration pour l’apprentissage de la musique modale, des exercices de diction, de prononciation ou de sténographie). Ces démonstrations eurent beaucoup de succès et furent introduites par Alexis Sluys dans la formation des instituteurs à l’Ecole normale[24]. En outre, P. Robin utilisa pour sa description des locaux de Cempuis un moyen tout à fait nouveau : la projection de photographies qui fut popularisée par la Ligue de l’enseignement sous l’appellation de «projection lumineuse ».  Autre innovation encore qui suscita beaucoup d’intérêt : Robin donna un cours d’astronomie, le soir dans la Plaine des Jeux du Parc de la Citadelle telle qu’il en faisait aux élèves de Cempuis.

La fin de Cempuis

En 1893, l’œuvre de P. Robin fut l’objet de critiques répétées dans la presse cléricale et dans les milieux catholiques. Ce qu’on lui reprochait, c’était la mixité de l’enseignement et tout particulièrement les séances de natation où filles et garçons apprenaient à nager ensemble.  L’administration critiquait aussi le recrutement des enseignants auxquels le Ministère ne reconnaissait pas les mêmes droits que les instituteurs publics de la République ; il fallait, dès lors, accepter des enseignants qui n’étaient pas à la hauteur, recrutés dans des agences et qui ne faisaient qu’un bref séjour à Cempuis. On reprochait aussi à Robin  son manque de patriotisme ou encore d’avoir propagé les idées malthusiennes.

Une commission fut constituée pour mener une enquête. Elle ne put rien prouver de répréhensible mais P. Robin fut néanmoins révoqué en août 1894[25]. Après son départ, il ne resta pas inactif. Le corps professoral de l’Université nouvelle de Bruxelles où il connaissait plusieurs personnalités, notamment Guillaume De Greef, le chargea, selon son biographe, de donner un cours de pédagogie à l’Institut des Hautes études[26].

Bénéficiant d’une rente payée par l’Etat, il exposait à chaque occasion son projet d’éducation intégrale dans des conférences, lors de Congrès, notamment au Congrès de la Libre pensée qui se tint à Bruxelles en septembre 1895 ou dans des réunions maçonniques (Robin avait été initié en 1896 à Paris dans la Loge « Thélème » du Grand Orient de France). En 1898, il se rend en Nouvelle Zélande où on a mis en application le système éducatif de l’éducation intégrale. On le retrouve à Gand en 1900 mais il est de plus en plus isolé surtout pour ses prises de position favorables au néo-mathusianisme. Il se disait préoccupé par l’augmentation de la population. La procréation de dégénérés, pensait-il, de scrofuleux, de rachitiques était une conséquence de l’ivrognerie et de la débauche ; il  fonda la « Ligue de la régénération humaine » afin de propager l’idée qu’il fallait limiter  les grandes familles. Il a fait sur ce sujet plusieurs communications à la « Société d’anthropologie sur la Dégénérescence de l’espèce humaine » qui ont, comme ses écrits sur la limitation des naissances, fortement irrité les milieux socialistes et ouvriers. Il finit par se retirer en Suisse où il se suicida le 31 août 1912.  Dans son testament, il légua à La Ruche de Sébastien Faure l’imprimerie de l’Orphelinat et à l’Ecole Ferrer de Lausanne[27] une partie du matériel pédagogique de Cempuis. Il a été incinéré au crématorium du Père-Lachaise le 15 septembre 1912.

 

Pol DEFOSSE, maître-assistant honoraire

 

 

 

[1]  Voir cependant M. GOLDBERG-A. PIRLOT, 346. Chaussée d’Alsemberg. Histoire de l’orphelinat rationaliste de Forest, Bruxelles, Espace de libertés, 1996, passim – B. GROESSENS, Les socialistes belges et l’enseignement (1831-1914), Bruxelles 1998, p. 173-178.

[2] Gabriel GIROUD, Cempuis. Education intégrale- coéducation des sexes, Paris 1900 (Bibliothèque internationale des sciences sociologiques publiée sous la direction de A. HAMON). Augustin Hamon a enseigné la « Criminologie » et  la «Sociologie criminelle » à l’Université Nouvelle entre 1897-98 et 1919-1920.  Giroud a pu disposer pour l’écriture de cet ouvrage des documents officiels et des publications de l’établissement.

[3] Pour toutes ces personnalités voir P. DEFOSSE ( Dir.), Dictionnaire historique de la laïcité, Bruxelles, Fondation rationaliste, 2005, s.v.

[4] M. HOMES dans BN, T. 32, 1964, col. 177-185.

[5]  Bulletin de l’orphelinat n° 11, 1891.

[6] Je n’ai pas pu retrouver d’indication biographique concernant ce personnage.

[7] E. GUBIN-J.-P. NANDRIN, La Belgique libérale et bourgeoise (1846-1878), Bruxelles, Ed. Complexe, 2005, p.142-145 (Nouvelle Histoire de Belgique, vol. 1-1830-1905).  Le gouvernement libéral fit appel à l’armée  pour rétablir l’ordre. On compte une vingtaine de morts et de nombreux  blessés dans le Borinage.

[8] Ferdinand Buisson (1841-1932), philosophe et éducateur. Il fut un des principaux artisans de la laïcité sous la IIIe République. En 1879, Jules Ferry, Ministre de l’Instruction publique, fait appel à lui pour le poste de Directeur de l’enseignement primaire. Il a dirigé la publication d’un Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire, un outil utilisé pendant de nombreuses années dans les écoles normales à la rédaction duquel P.Robin a collaboré.

[9] Les héritiers  avaient engagé un procès  contre ce legs. Pendant ce temps, la propriété avait été gérée par Madame Buisson, mère de Ferdinand Buisson.

[10] GIROUD, p. XIV, n. 2.

[11] La philosophie positive, sept.-.oct. 1869, juillet-août 1870, juillet-août 1872. La revue était dirigée par Littré et Wyrouboff.

[12]  Des recherches plus approfondies dans les archives devraient permettre de mieux cerner l’activité de Paul Robin parmi les milieux libres penseurs.

[13] Fêtes pédagogiques à l’orphelinat Prévost. Session normale de pédagogie pratique 1890-1891-1892, Cempuis 1893, p. II-III et p. 4. Le projet comme on sait verra le jour en 1895  (M. GOLDBERG-A.PIRLOT, p. 12 et sq.

[14] GIROUD, Cempuis, p. 157, n. 1.

[15] Revue pédagogique belge, 1891.

[16] Mémoires, p. 97

[17] Fêtes pédagogiques. Quatrième Session normale de pédagogie pratique tenue à l’Orphelinat Prévost, Cempuis 1893, p. 3-17. A. SLUYS dans ses Mémoires d’un pédagogue (p. 94) a fait allusion à ce séjour en Belgique des orphelins de Cempuis. Une relation détaillée du voyage a été publiée dans la revue de  l’Orphelinat L’Education intégrale, n° 5, 1893 que je n’ai pu consulter.

[18]  Ce chiffre paraît très élevé!

[19]  A. Deluc, 78 rue de la Croix à  Bruxelles présidait la Société Coopérative de l’Orphelinat rationaliste créée le 2 décembre 1893. Elle avait comme objet de recueillir des fonds. M. Chassaing, 180 rue du Collège  en était le secrétaire. Ces deux rues, proches l’une de l’autre, se trouvent sur le territoire de la Commune d’Ixelles.  On trouvera des informations biographiques concernant A. Deluc dans GOLDBERG-PIRLOT, p. 46-48.

[20] La Brasserie flamande était un bâtiment qui venait d’être édifié, en 1890, rue Orts (aujourd’hui le n° 20). Jean d’OSTA, Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles, Bruxelles 2012, s.v. Orts.

[21] La Marseillaise, hymne national depuis le 14 février 1879, est un chant de guerre, révolutionnaire. Les jeunes de Cempuis avaient composé sur l’air de la Marseillaise  un texte pacifique qui était chanté dans certaines écoles publiques et qui était considéré comme un crime de lèse-patrie à une époque où on ne parlait que de revanche après la défaite de 1870 et la perte de l’Alsace et de la Lorraine.

[22] Aimé Bogaerts (1859-1915). Instituteur de formation et grand défenseur de l’école laïque (J. TYSSENS dans  Dictionnaire historique de la laïcité, p. 38. Une relation des travaux du Congrès a été publiée par Alexis SLUYS dans Revue pédagogique belge, T. 6, 1893, p. 401-429).

[23] GIROUD, Cempuis, p. 328.

[24] Mémoires, p. 98.

[25] Mémoires, p. 97. Sluys a écrit personnellement au Ministre français responsable pour témoigner que les accusations n’étaient pas fondées.

[26] GIROUD, p. 8. Cependant le nom de Robin n’apparaît pas dans A. DESPY-MEYER-P. GOFFIN, Liber memorialis de l’Institut des Hautes Etudes de Belgique, Bruxelles, ULB, 1976.

[27] Voir P. DEFOSSE, La Ruche,  une école libertaire dans Eduquer n° 111, 2015, p. 31-33.