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Communiqué de presse : « Tout pour le SeGEC, rien pour les autres »

Communiqué de presse : « Tout pour le SeGEC, rien pour les autres »

Dans une étude, le SeGEC (Secrétariat général de l’enseignement catholique) conclut que la crise du coronavirus entraîne un coût de 15 millions d’euros pour son réseau.

Décidément, l’enseignement catholique, au-delà de toute pudeur et de retenue, fera toujours feu de tout bois pour soutirer de l’argent de la Communauté à son profit, sans réel besoin. Comment expliquer qu’il soit demandeur de 15 millions d’euros via un subventionnement complémentaire par élève alors que les enseignements subventionnés et organisés officiels ne le sont pas ? C’est un moyen manifestement détourné pour revenir à son cheval de bataille sur l’égalité de traitement qu’il avait déjà relancé il y a quelques mois avec sa campagne publicitaire de triste mémoire.

Il ne faudrait pas oublier que l’enseignement catholique est lui aussi subventionné et que pendant les 3 mois de confinement, les dépenses ont été plus que réduites. Comment expliquer que les mesures sanitaires dont certains coûts sont déjà pris en charge par le Gouvernement mettraient à mal les finances de l’enseignement catholique ?

Du papier, du gel, du marquage… L’enseignement catholique est-il à ce point si pauvre qu’il ne peut pas faire face à cela ?

Quand donc comprendra-t-on dans ce pays que la liberté cela se paie et qu’il est totalement anormal qu’un enseignement qui se déclare libre et qui s’affranchit de toute une série de charges imposées à l’officiel, demande à être traité financièrement, sur le dos de tout le monde, à son seul profit. Alors que tout le monde sait, et le SeGEC ne s’en cache pas, qu’il a un solide financement privé… Qu’il le fasse intervenir s’il est vraiment en difficulté !

La seule solution que la Ligue prône depuis longtemps est le réseau unique, sans favoritisme de quelque nature qu’il soit.

Le jeu du SeGEC est clair : tout pour eux, rien pour les autres. Si vraiment, il n’a pas les moyens de maintenir un enseignement digne de ce nom, qu’on le reconnaisse et qu’on unifie les  réseaux… Il serait scandaleux que profitant d’une crise dramatique qui touche tout le monde et qui endeuille le pays, le SeGEC utilise cette situation pour revenir avec des revendications totalement illégitimes et indécentes.

 

Roland Perceval, Président